Georges Moulard - Producteur de légumes en agriculture biologique

J’ai grandi dans une ferme laitière à Saint Héand, petite ville du département de la Loire située à 12 kms de Saint Etienne. Enfant, je disposais d’un petit carré dans le jardin potager familial où je semais diverses graines : haricots verts, radis, orge, blé, etc.Georges Moulard - Maraicher bio dans la Loire

A partir de 14 ans, j’ai beaucoup participé aux travaux de la ferme pour aider mes parents et après le bac, j’ai poursuivi mes études à Lyon pour devenir ingénieur en agriculture ISARA (Institut Supérieur d’Agriculture Rhône-Alpes).

Durant 15 ans, j’ai exercé des métiers variés, de conseiller agricole à contrôleur de gestion. En effet, je suis parti en 1998 aux Etats-Unis pour  participer à un programme d’échange en agriculture de 18 mois. J’y ai rencontré ma femme Teri, Hongroise, et j’ai poursuivi mon séjour par des études MBA en finance. D’où l’orientation de ma carrière professionnelle vers la comptabilité et le contrôle de gestion.

Depuis mon retour en France en 2002, l’appel de l’agriculture m’a titillé de plus en plus : je souhaitais être à mon compte dans l’agriculture. Le maraichage en agriculture biologique s’est imposé petit à petit. Mon épouse achetait régulièrement des produits biologiques puis elle a créé une boutique en ligne de vente d’articles bio et bien-être. Des films comme « Nos enfants nous accuseront » et « Solutions locales pour un désordre global » m’ont également beaucoup marqués. Enfin, on constate une demande croissante pour des produits de qualité, cultivés localement.

Mon projet est en phase avec ces valeurs de préservation de l’environnement pour les générations futures et de développement de l’économie locale car mon activité est génératrice d’emplois directs (mon emploi et travailleurs saisonniers par exemple) et indirects (fournisseurs de plants, graines, matériels, services, etc.).

Pour me former, j’ai travaillé chez des maraichers en agriculture biologique à côté de mon emploi salarié. J’ai préparé mon projet pour devenir agriculteur à compter du 1er janvier 2013.

J’ai choisi comme nom commercial : « à pic légumes, légumes de saison d’ici au bon moment ». Ce nom fait référence à mon activité de production de légumes bien sûr, et au nom de notre lieu-dit La Picardière situé au pic d’une colline sous le sommet de la Pierre de la Beauche.

J’envisage de vendre notre production avec un système de paniers type AMAP (association d’aide au maintien d’une agriculture paysanne) via un site internet, des comités d’entreprise et associations diverses (MJC, parents d’école), des ventes à la ferme et à la restauration collective.